<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Focus Phyto - plantes et toxicité Archives - Marie Nauleau - Conseil en Herboristerie</title>
	<atom:link href="https://www.mnphyto.fr/publications/focus-phyto-plantes-et-toxicite/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link></link>
	<description>Conseil en Herboristerie</description>
	<lastBuildDate>Mon, 23 Jun 2025 10:35:00 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>https://www.mnphyto.fr/wp-content/uploads/2021/11/cropped-MN-logo-icon-32x32.png</url>
	<title>Focus Phyto - plantes et toxicité Archives - Marie Nauleau - Conseil en Herboristerie</title>
	<link></link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Coumarines et phototoxicité : une confusion fréquente</title>
		<link>https://www.mnphyto.fr/focus-phyto-plantes-et-toxicite/coumarines-et-phototoxicite-une-confusion-frequente/</link>
					<comments>https://www.mnphyto.fr/focus-phyto-plantes-et-toxicite/coumarines-et-phototoxicite-une-confusion-frequente/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jun 2025 10:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Focus Phyto - plantes et toxicité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mnphyto.fr/?p=245376</guid>

					<description><![CDATA[<p>Résumé Les coumarines, une vaste famille de composés présents dans de nombreuses plantes, sont parfois associées à un risque de photosensibilisation. Toutefois, cette généralisation est inexacte ! Seules certaines sous-classes, notamment les furocoumarines (ou psoralènes), possèdent un réel potentiel phototoxique. Je vous explique tout ça. Les coumarines quesako ? La coumarine (1,2-benzopyrone) est une lactone [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.mnphyto.fr/focus-phyto-plantes-et-toxicite/coumarines-et-phototoxicite-une-confusion-frequente/">Coumarines et phototoxicité : une confusion fréquente</a> appeared first on <a href="https://www.mnphyto.fr">Marie Nauleau - Conseil en Herboristerie</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>Résumé</h3>
<p>Les coumarines, une vaste famille de composés présents dans de nombreuses plantes, sont parfois associées à un risque de photosensibilisation. Toutefois, cette généralisation est inexacte ! Seules certaines sous-classes, notamment les furocoumarines (ou psoralènes), possèdent un réel potentiel phototoxique. Je vous explique tout ça.</p>
<h3>Les coumarines quesako ?</h3>
<p>La coumarine (1,2-benzopyrone) est une lactone aromatique naturellement présente dans plus de <strong>27 familles botaniques</strong>, dont les <strong>Fabaceae, Rutaceae, et Apiaceae.</strong> Elle sert de squelette à de nombreuses dérivés naturels, parmi lesquels on distingue :</p>
<ul>
<li>les coumarines simples (ex. coumarine, dihydrocoumarine),</li>
<li>les furocoumarines (ex. psoralène, bergaptène),</li>
<li>les pyranocoumarines, méthoxylées, etc.</li>
</ul>
<p>Je vous renvoie à <a href="https://www.mnphyto.fr/focus-phyto-plantes-et-toxicite/coumarines-et-dicoumarol-la-confusion/">cet article</a> pour en savoir plus à propos des coumarines, qui font l&rsquo;objet de nombreuses discussions voyez-vous.</p>
<h3>Phototoxicité : une propriété spécifique aux furocoumarines</h3>
<p>La phototoxicité (ou photosensibilisation phototoxique) est une <strong>réaction cutanée</strong> <strong>déclenchée par l’activation d’un composé chimique par les UV-A (320–400 nm),</strong> entraînant la formation de composés toxiques.</p>
<p>Les furocoumarines, et non les coumarines simples, sont les principaux agents de cette phototoxicité. Ces molécules intercalent l’ADN, formant des ponts covalents après activation par les UV-A (réactions photochimiques de type I et II), <strong>avec un risque prouvé de photodermatite aiguë et de mutagenèse</strong>.</p>
<p>Les principales furocoumarines phototoxiques sont :</p>
<ul>
<li>Bergaptène (5-méthoxypsoralène)</li>
<li>Xanthotoxine (8-méthoxypsoralène)</li>
<li>Psoralène</li>
</ul>
<p>Ces composés sont bien documentés pour leur phototoxicité aiguë in vivo et in vitro, notamment dans certaines <strong>huiles essentielles d’agrumes non rectifiées</strong> (Citrus bergamia, Citrus paradisi, etc.) ou dans Ruta graveolens.</p>
<h3>Coumarine simple : absence de phototoxicité démontrée</h3>
<p>La coumarine simple n’a pas démontré d’activité phototoxique ni photomutagène dans les modèles reconnus. Elle est toutefois hépatotoxique à forte dose, mais cette toxicité n’est pas liée à l’exposition aux UV.</p>
<h3>Réglementation européenne et recommandations</h3>
<p><strong>L’Union européenne encadre strictement les furocoumarines</strong> en raison de leur phototoxicité :</p>
<ul>
<li>Le Comité Scientifique pour la Sécurité des Consommateurs (CSSC) recommande une concentration maximale totale de 15 ppm de furocoumarines dans les produits sans rinçage exposés au soleil (2006).</li>
<li>L’huile essentielle de bergamote est aujourd’hui commercialisée en version « bergaptène-free » ou « FCF » (furocoumarin-free), pour un usage cosmétique sans risque.</li>
</ul>
<h3></h3>
<h3>Conclusion</h3>
<p>La confusion entre coumarines simples et furocoumarines persiste dans de nombreuses publications vulgarisées. Or, <strong>seule une minorité de coumarines – les furocoumarines – sont effectivement photosensibilisantes.</strong> Leur présence dans les produits topiques est aujourd’hui encadrée réglementairement, et leur usage, sécurisé lorsqu’ils sont utilisés selon les normes.</p>
<h3>Sources :</h3>
<p>Lake, B.G. (1999). Coumarin metabolism, toxicity and carcinogenicity: relevance for human risk assessment. Food and Chemical Toxicology, 37(4).</p>
<p>Pathak, M.A. (1992). Phototoxicity of furocoumarins. Journal of Photochemistry and Photobiology B: Biology, 14(1-2).</p>
<p>&nbsp;</p>
<span class="et_bloom_bottom_trigger"></span><p>The post <a href="https://www.mnphyto.fr/focus-phyto-plantes-et-toxicite/coumarines-et-phototoxicite-une-confusion-frequente/">Coumarines et phototoxicité : une confusion fréquente</a> appeared first on <a href="https://www.mnphyto.fr">Marie Nauleau - Conseil en Herboristerie</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.mnphyto.fr/focus-phyto-plantes-et-toxicite/coumarines-et-phototoxicite-une-confusion-frequente/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Coumarines et dicoumarol : la confusion</title>
		<link>https://www.mnphyto.fr/focus-phyto-plantes-et-toxicite/coumarines-et-dicoumarol-la-confusion/</link>
					<comments>https://www.mnphyto.fr/focus-phyto-plantes-et-toxicite/coumarines-et-dicoumarol-la-confusion/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Jun 2025 14:47:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Focus Phyto - plantes et toxicité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mnphyto.fr/?p=245352</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les coumarines sont des composés aromatiques naturellement présents dans de nombreuses plantes médicinales. Connues pour leurs effets bénéfiques, elles suscitent pourtant certaines inquiétudes, souvent liées à une confusion persistante avec le dicoumarol, un dérivé anticoagulant formé dans des conditions spécifiques. Si la coumarine elle-même n’est pas un anticoagulant, sa transformation accidentelle en dicoumarol — notamment [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.mnphyto.fr/focus-phyto-plantes-et-toxicite/coumarines-et-dicoumarol-la-confusion/">Coumarines et dicoumarol : la confusion</a> appeared first on <a href="https://www.mnphyto.fr">Marie Nauleau - Conseil en Herboristerie</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les coumarines sont des composés aromatiques naturellement présents dans de nombreuses plantes médicinales. Connues pour leurs effets bénéfiques, elles suscitent pourtant certaines inquiétudes, souvent liées à une confusion persistante avec le dicoumarol, un dérivé anticoagulant formé dans des conditions spécifiques. Si la coumarine elle-même n’est pas un anticoagulant, sa transformation accidentelle en dicoumarol — notamment lors d’un séchage inadéquat — peut représenter un véritable danger.<br />
Dans cet article je vous propose de faire le point sur les propriétés des coumarines, leur transformation potentielle en dicoumarol, et les précautions à prendre lors de l&rsquo;utilisation de plantes comme le mélilot ou l’aspérule odorante.</p>
<h2>L&rsquo;histoire..</h2>
<p>C’est en observant des hémorragies chez du bétail nourri avec du foin moisi de Mélilot que les chercheurs ont découvert, dans les années 1920-40, le rôle du dicoumarol. Cette découverte a conduit au développement d’anticoagulants de synthèse tels que la warfarine.</p>
<h2>Coumarines : origine, structure et propriétés</h2>
<p>Les coumarines sont des lactones aromatiques issues du métabolisme secondaire des plantes. Leur structure de base repose sur un noyau benzopyrone, et de nombreuses variantes existent selon les substitutions chimiques : coumarines simples, furanocoumarines, pyranocoumarines, etc.</p>
<p>Parmi les plantes courantes riches en coumarines, nous avons : <em>Melilotus officinalis</em> (mélilot), <em>Galium odoratum</em> (aspérule odorante), et <em>Dipteryx odorata</em> (fève tonka). Certaines plantes contiennent également des dérivés coumariniques : Cinnamomum verum (cannelle), Lavandula angustifolia (lavande).</p>
<p>Propriétés principales :</p>
<ul>
<li>Vasculoprotectrices : amélioration de la circulation veineuse et lymphatique</li>
<li>Antioxydantes : neutralisation des radicaux libres</li>
<li>Antimicrobiennes et antifongiques</li>
<li>Sédatives légères</li>
</ul>
<p>Leur parfum, évoquant <strong>le foin coupé ou la vanille,</strong> est également apprécié en parfumerie et en agroalimentaire. Cependant, en raison d’un potentiel hépatotoxique à forte dose, leur usage est encadré au sein de l’Union européenne.</p>
<h3>Dicoumarol : un anticoagulant issu de la fermentation</h3>
<p>Le dicoumarol n’est pas une molécule naturellement présente dans les plantes, mais <strong>un produit de transformation</strong>. Il se forme lorsque des plantes riches en coumarine, comme le mélilot, fermentent en milieu humide sous l’action de champignons (notamment Penicillium ou Aspergillus).</p>
<p>Le dicoumarol agit <strong>comme un antivitamine K</strong> : il inhibe la régénération de la vitamine K réduite, indispensable à l’activation des facteurs de coagulation sanguine. Ce mécanisme explique ses effets anticoagulants puissants, mais aussi son risque hémorragique en cas de surdosage.</p>
<h3>Focus sur deux plantes : mélilot et aspérule odorante</h3>
<p>À l’état frais, ces plantes sont sans danger. Le risque apparaît lors d’un séchage lent, ou en présence d’humidité, qui favorisent la fermentation et donc la formation de dicoumarol.</p>
<p><strong>Mélilot (Melilotus officinalis)</strong><br />
Fabacée européenne, le mélilot est utilisé en phytothérapie pour soulager les troubles veineux et lymphatiques, et induire le sommeil.</p>
<div id="attachment_245358" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-245358" class="size-medium wp-image-245358" src="https://www.mnphyto.fr/wp-content/uploads/2025/06/Melilot-off-et-abeille-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /><p id="caption-attachment-245358" class="wp-caption-text"><em>Mélilot officinal, circulation sanguine et sommeil</em></p></div>
<p><strong>Aspérule odorante (Galium odoratum)</strong><br />
Plante des sous-bois, l’aspérule libère sa coumarine (sous forme de glucoside) au séchage. Elle est appréciée pour sa capacité à apaiser les spasmes intestinaux et à calmer un état anxieux. Son arôme est utilisé dans des boissons comme le Maitrank.</p>
<div id="attachment_245357" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-245357" class="size-medium wp-image-245357" src="https://www.mnphyto.fr/wp-content/uploads/2025/06/Asperule-odorante-500-300x225.jpg" alt="asperule odorante" width="300" height="225" /><p id="caption-attachment-245357" class="wp-caption-text"><em>Anxiété et intestins sensibles, vive l&rsquo;aspérule odorante ! </em></p></div>
<h3 style="text-align: left;">Quelles précautions pour les plantes à coumarines ?</h3>
<ul>
<li>Récolter les plantes par temps sec</li>
<li>Sécher rapidement, à l’abri de la lumière, dans un endroit ventilé</li>
<li>Conserver dans des contenants hermétiques, au sec</li>
</ul>
<h3>Pour conclure&#8230;</h3>
<p>Il est fondamental de distinguer la coumarine naturelle — non anticoagulante — du dicoumarol, produit de transformation ayant une action pharmacologique puissante. Cette confusion peut mener à des erreurs, notamment en officine ou dans les conseils en phytothérapie.</p>
<p>Bibliographie :</p>
<ul>
<li>Bruneton, J. (2009). Pharmacognosie, phytochimie, plantes médicinales (4e éd.). Paris : Lavoisier – Tec &amp; Doc.</li>
<li>Rashed, K. (2021). Biological Evidences of Dicoumarol: A Review.</li>
</ul>
<span class="et_bloom_bottom_trigger"></span><p>The post <a href="https://www.mnphyto.fr/focus-phyto-plantes-et-toxicite/coumarines-et-dicoumarol-la-confusion/">Coumarines et dicoumarol : la confusion</a> appeared first on <a href="https://www.mnphyto.fr">Marie Nauleau - Conseil en Herboristerie</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.mnphyto.fr/focus-phyto-plantes-et-toxicite/coumarines-et-dicoumarol-la-confusion/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
